back-to-top

Osez (ou pas) le Cobol ?

view origin

December 5, 2013 by Programmez

En informatique, il ne faut jamais enterrer une technologie. Elle peut revenir sous une forme ou sous une autre. Le langage Cobol est apparu en 1959. Plus de 50 ans après, il demeure un des langages les plus anciens dans le monde (administrations, banques, assurances, grandes entreprises…). Au minimum 200 milliards de lignes de code Cobol fonctionnent toujours. Faut-il pour autant oser une carrière Cobol ou tout le moins, avoir une compétence ?

Au printemps dernier, Micro Focus, éditeur spécialisé dans les outils Cobol, avait dévoilé son Observatoire Cobol. Les résultats confirment la vivacité de ce « vieux langage » : 81 % des professionnels IT interrogés utilisaient Cobol pour les applications critiques, près de 46 % des répondants « Entreprises » comptabilisent plus de 2 millions de lignes de code Cobol dans leur entreprise, 16 % dépassent même les 10 millions de lignes. Les résultats de l’Observatoire 2013 montrent une prévalence d’applications de moindre ampleur dans les SSII. Les applications Cobol continuent donc de représenter de grosses volumétries. Une majorité des entreprises continue à utiliser les logiciels Cobol, mais 35 % souhaitaient une modernisation, partielle ou totale, de ce patrimoine applicatif. Mais attention, modernisation ne signifie pas réécriture totale (moins de 20 % des entreprises interrogées dans le cadre de l’observatoire). En clair, Cobol reste un langage clé pour toute une partie de l’économie.

Ce patrimoine logiciel a besoin de maintenance, de développements et d’évolution.

Les profils et compétences Cobol : un problème réel ?

Si on regarde l’observatoire cité ci-dessus, aujourd’hui, les 2/3 des développeurs/experts Cobol ont au moins 40 ans (dont 1/3 a plus de 50 ans). Dans les années à venir, de nombreuses compé- tences vont disparaître (chômage, retraite, changement de carrière), or, la compétence Cobol reste importante dans plusieurs secteurs économiques : banques, assurances, grande distribution, administration, bourse…

Il faut distinguer 2 types de profils : le coboliste et le développeur avec une compétence cobol. Pour Sté- phane Croce de Cobol-IT, c’est un marché actif, mais qui ne cherche pas forcément des cobolistes purs et durs, mais plutôt des cobolistes ++ ayant la faculté de maîtriser le passé (Cobol) et l’avenir (nouvelles technologies, Web, langages modernes). Ces profils peuvent à fois maintenir le code actuel, tout en participant aux projets de modernisation. « Il doit avoir une compréhension de l’architecture existante » avertit M. Croce. Patrick Rataud (Micro Focus) ne dit pas autre chose : il faut des développeurs polyvalents et non des cobolistes. Il faut sortir du vieux débat Cobol contre Java, .net, etc. Mais la France forme peu de compétences Cobol ce qui peut obliger les entreprises à les chercher ailleurs. Ensuite, une entreprise peut aussi avoir du mal à attirer des compétences à cause de la géographie : certaines régions sont plus attractives que d’autres.

Cette compréhension de l’existant est vitale pour maintenir et moderniser. L’erreur serait de confier ces chantiers sensibles à des développeurs n’ayant aucune expérience avec le patrimoine à remodeler. Pour les entreprises concernées, il s’agit d’utiliser des plates-formes modernes, Java, .Net, langages Web, des bases de données « standards », un outillage plus standard (ex. : Eclipse).

“Il faut des développeurs polyvalents et non des cobolistes.”

À la date du 4 novembre, on pouvait consulter :

  • 27 offres d’emploi Cobol sur Lesjeudis.com : analystes, analystes-programmeurs, ingénieur, développeur
  • 150 offres sur ANPE.fr (toute nature) : le ciblage n’est pas très précis, mais on peut tout de même trouver plusieurs dizaines d’offres d’emplois avec une dominante Cobol
  • 19 offres Cobol sur monster.fr

Côté salaire, les écarts sont importants, selon le profil, le poste et la société concernée (la plupart du temps des SSII et des grandes entreprises). Pour un développeur, la grille salariale ne sera pas très différente d’un développeur « standard », de 26 à 35 000 €par an. Pour certains profils pointus, on arrive à 50 000 €(minimum).

Faut-il réellement oser le Cobol ?

Depuis le début de cet article, vous pourriez croire que le Cobol est une carrière possible, mais en réalité, il faut se montrer très prudent. Oui, il y a une réelle demande Cobol, mais, sauf à être déjà coboliste, ne choisissez pas cette carrière sans avoir au minimum une double compétence sur d’autres outils et plates-formes. Car vous pouvez être développeur Java, C++ et avoir une compétence Cobol. Cette approche est sans doute la meilleure pour votre carrière. Et avec la multiplication des chantiers de modernisation, on ne cherche pas tant des cobolistes que des développeurs ouverts et multi-compétences.

Cursus et formations

Des éditeurs et constructeurs du monde Cobol (Cobol-IT, Micro Focus, IBM…) participent activement à la formation Cobol et soutiennent les cursus et les modules universitaires. Mais attention, parfois, les universités ne proposent que des formations de quelques jours comme à l’université de Nantes ; le Cobol reste largement absent de l’enseignement supé- rieur. Néanmoins, vous pouvez vous tourner vers des formateurs comme CGI Learning Solutions.

« Oui le Cobol est toujours demandé. Oui, il existe une réelle demande pour ces compétences. Non, ne soyez pas un pur coboliste ».

François Tonic

 

 

Un concours de jeux vidéo en cobol !

L’éditeur Micro Focus a lancé en début octobre un concours de programmation : créer un jeu vidéo en Cobol ! Une des conditions est que le code soit écrit à 50 % (minimum) avec Visual Cobol.
Résultat : fin janvier 2014. Site : http://academic.microfocus.com/code/index.asp

 

COBOL EN QUELQUES CHIFFRES

90 % des entreprises du Fortune 500 utilisent chaque jour du Cobol 70 % des logiciels critiques sont écrits en Cobol 500 millions de téléphones portables se connectent grâce à ce langage 85 % des transactions business sont passées en Cobol 95 % des transactions des CAB utilisent le Cobol 5 milliards de lignes de code sont développées en Cobol chaque année + 2 millions de personnes travaillent directement ou indirectement en Cobol (dans le monde, estimation) Sources : Aberdeen Group ; Giga Information Group ; Database & Network Journal; The COBOL Report ; SearchEngineWatch.com ; Tactical Strategy Group; The Future of COBOL Report.

 

Cobos : Un environnement de développement COBOL Open Source sous eclipse

Les développements Mainframe constituent encore aujourd’hui le principal socle technologique de la majorité des entreprises. Au cœur des Systèmes d’Information, ces usines logicielles sont et resteront stratégiques pour l’activité de bon nombre de banques, assurances et grandes industries mondiales.

Le langage COBOL, à l’origine des développements Mainframe, manque cruellement d’attractivité pour les développeurs. L’enjeu pour les DSI est plus que jamais de pérenniser et d’attirer les compétences COBOL.

Metrixware répond avec Cobos, l’atelier de développement COBOL Open source sous eclipse.

Construit en collaboration avec des développeurs, Cobos propose une interface intuitive et simple particulièrement bien adaptée à l’environnement mainframe. Cet atelier s’intègre naturellement avec les éditeurs eclipse XML, HTML, Java,… ainsi qu’avec les outils open source de gestion de projets, modélisation, gestion de sources, etc…

Metrixware est un spécialiste de la modernisation des applications mainframe et propose, outre Cobos, la suite “System Code” pour la Cartographie applicative, la suite “Mainframe Integrator” pour la webisation des applications “green screen” permettant d’amener les applications mainframe jusque sur les tablettes sans modifier l’existant.

Les technologies et l’expertise de Metrixware aident ainsi les DSI à faire de leurs applications un avantage concurrentiel immédiat et à moindre cout. Cobos est une solution techniquement et financièrement avantageuse, face aux solutions commerciales existantes. Cobos est le plus évolué des IDE COBOL mainframe Open source grâce à l’enrichissement des fonctionnalités avancées d’Eclipse associées aux meilleures pratiques issues de l’expérience Mainframe.

Plus d’info sur http://cobos.metrixware.org/