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COBOL-IT veut rapprocher COBOL de DevOps

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January 30, 2017 by LeMagIT

La société française propose son compilateur Cobol Open Source pour alléger la maintenance des applications et les dresser devant des tendances plus modernes, dont DevOps.

COBOL-IT veut donner un avenir aux applications COBOL en les parant des dernières tendances IT. La société française née en 2008 a décidé de porter les applications motorisées par le langage Cobol (né dans les années 50) vers les terres très modernes de DevOps. Une façon de rajeunir un langage – et ses applications – qui motorisent encore nombre de systèmes dans les banques, services financiers, les assurances et les télécoms. Quelques 200 milliards de lignes COBOL sont à ce jour en production : un marché à moderniser.

COBOL-IT a centré son modèle sur le développement d’un compilateur COBOL (il génère du C) et d’une série d’outils associés, comme un débogueur et un atelier de développement. Mais à l’inverse des systèmes Cobol présents sur le marché, celui-ci a la particularité de s’adosser à des couches Open Source qui forment donc son noyau. Autour de ce noyau viennent se greffer plusieurs outils propriétaires. Mais ce modèle – et ce choix de l’Open Source – permettent, comme l’indique Stéphane Croce, co-fondateur de la société, de se positionner sur des coûts bien en dessous du marché.

Le marché, c’est justement IBM ou Micro Focus, deux acteurs clés des gros systèmes mainframes, là où sont exécutés ces milliards de lignes de Cobol. « Les entreprises s’adressent aujourd’hui à Cobol-IT pour porter une application existante vers  un environnement où elle va pouvoir perdurer et évoluer dans un autre schéma directeur. Mais 8 fois sur 10, la première motivation est d’ordre financière. D’ailleurs, ce sont les services achats qui nous contactent désormais », explique Stéphane Croce.

L’optimisation financière des socles en place fait partie aujourd’hui des motivations premières des entreprises. Des entreprises qui ont migré il y a des années vers une solution Micro Focus, mais qui « refont une seconde passe », à la recherche de nouvelles économies, poursuit-il. Des clients qu’il nomme lui-même « les déçus de Micro Focus ». La migration de mainframe IBM fait partie de son autre grand marché.

C’est là que Cobol-IT espère tirer son épingle du jeu : en appliquant uniquement des coûts sur la maintenance (facturés à la souscription), la société revendique des prix entre 50% et 80% moins cher (sur 5 ans, NDLR) que les systèmes en place, raconte le co-fondateur.

Mais en abaissant la facture globale, Cobol-IT ne permet pas uniquement de réduire la dette technique amenée par Cobol. En allégeant les coûts, les entreprises peuvent se « dégager de l’argent pour envisager une modernisation », résume Stéphane Croce.

Rapprocher COBOL de DevOps

Comprendre : permettre à ces applications Cobol de rencontrer le Cloud, le Big Data, les architectures Web…toutes les tendances de l’IT moderne, sans oublier DevOps. Car, si les entreprises font le choix de ne pas ré-écrire leur application mais de moderniser leur Cobol en l’inscrivant par exemple dans une architecture Cloud, DevOps contribue à apporter une dimension clé pour les développeurs. Celle de leur permettre d’exploiter les outils de développements, d’intégration continue et de Continuous Delivery avec leur « nouvelle » application Cobol.

En 2016, Cobol-IT s’est d’ailleurs allié à LzLabs, après 4 années de collaboration. Cette jeune société suisse a mis au point une technologie de conteneurs qui permet de migrer les applications mainframe, mais sans avoir à recompiler le code sur la plateforme cible et en utilisant les données initiales. Une encapsulation sous la forme de conteneurs qui favorise la mise en place de processus DevOps, dont sont aujourd’hui très demandeuses les grandes sociétés utilisatrices de mainframes.

LzLabs représente ainsi pour l’éditeur une porte d’entrée vers DevOps, rapprochant deux mondes qui à l’origine n’étaient pas forcément fait pour se parler.  « Dans un contexte IBM, LzLabs a donc tout sa place dans le bac à sable mainframe », souligne Stéphane Croce.